mercredi 7 mars 2018

Fessa sum.





































Ze zuis pour la fessée. Ma maman disait : "le cul n'a pas d'âme". 

Ps : le titre latin n'a rien à voir avec le sujet, c'est un faux ami. 

jeudi 1 mars 2018

C'est scandalant, je suis outrue.















































Toute plaisanterie mise à part…

Je suis profondément athée et antithéiste : toutes les religions m’inspirent de la méfiance et de l’hostilité, toutes, sans exception. Mais ma mère m’ayant bien éduquée, je n’emmerde pas personnellement les croyants au sujet de leur foi et me contente de déverser mon humour noir avec bonhomie en critiquant le système même des religions ou certaines valeurs qu’ils véhiculent. Tout cela pour dire que le bord religieux de Mennel ne m’intéresse nullement. C’est sur la façon dont la polémique a enflé que je m’interroge.

Le crime de Mennel : il s’agit de la première personne au monde à avoir écrit des conneries sur tweeter. Avant son arrivée, les réseaux de sociaux étaient un havre de paix propice à la philosophie et à la bienséance. Elle a tout détruit en quelques clics, agrandissant par la même occasion le trou de la couche d’ozone.

Attention, âme sensible s’abstenir, je vais rappeler les faits. Nul doute que vous n’aurez jamais rien vu, ni lu, ni vécu de tel… 

Mennel, jeune chanteuse de 22 ans, est au centre d’une polémique suite à la résurgence de deux tweets qu’elle a écrit il y a deux ans :

Le premier concernait l’attentat de Nice : "C'est bon c'est devenu une routine, un attentat par semaine !! et toujours pour rester fidèle, le 'terroriste" prend avec lui ses PAPIERS d'identité. C'est vrai que quand on prépare un sale coup on oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers !!"

Le second tweet incriminé a suivi le 1er aout  "les vrais terroristes c'est notre gouvernement". 

Mennel est accusée principalement de faire l’apologie du terrorisme.

Rappelons la définition du mot apologie : Discours, écrit visant à défendre, à justifier et par extension à louer une personne, une doctrine.

…. D’où vient la méprise ? A un aucun moment cette jeune fille ne dit que le terrorisme, c’est bien. Elle a vraisemblablement adhéré à la théorie du complot présentant le gouvernement comme les vrais coupables tirant les ficelles dans l’ombre pour dresser les masses contre les musulmans, ce qui est une théorie très conne et absurde, mais elle ne présente pas le terrorisme sous un jour positif.

Pour ma part, je me serai contentée de lui répondre que les terroristes prennent leurs papiers tout simplement parce qu’ils veulent que leur identité soit connue quand ils meurent en martyr. Captain Obvious en action…

On l’accuse aussi de manquer de respect à la mémoire des victimes. Mais je ne vois pas en quoi elle insulte les victimes en se trompant sur les causes et buts de l’attentat. Si je prétends que la fonte de la calotte glaciaire est due à la cueillette des champignons, est-ce que j’insulte les ours polaires ?

Je n’ai pas été scandalisée par ses propos, je les ai seulement trouvés stupides. J’ai bien eu une première et méchante pensée au sujet de Mennel, il m’a semblé qu’elle avait autant d’air dans le cerveau que de grâce dans la voix. Qu’elle reçoive un retour de bâton est logique : quand on écrit des conneries, on les assume. Mais mon avis s’est tempéré par la suite : ce n’est pas un simple retour de manivelle qu’elle a pris dans la figure, c’est un énorme gourdin avec supplément clous pointus. Et c’est exagéré, clairement.

Elle a écrit ces tweets il y a deux ans, elle a peut-être évolué depuis. Et si ce n’est pas le cas, comment une jeune française, quelques soient ses origines, peut-elle suspecter l’Etat d’être à l’origine de ces horreurs ? Comment a-t-elle pu perdre, à ce point, confiance en notre gouvernement ? Mennel n’est pas l’instigatrice de la théorie du complot, elle fait partie de ces jeunes qui tombent dans le piège.

Je me pose aussi une autre question : combien de temps va-t-elle payer pour quelques tweets ? Certes, elle a été idiote, oui, elle a exprimé des idées horripilantes et à vomir, mais elle n’a tué personne, ni détruit aucune famille, ce n’est pas elle qui était dans le camion le 14 juillet à Nice. A moins qu’elle ne dissimule un horrible secret au fond de son congélateur, elle ne mérite pas ce qu’il lui arrive.

Sérieusement, nous vivons dans un monde si parfait et si beau qu’elle est la seule à avoir exprimé de la merde à 20 ans ? Parmi tous ceux qui la condamnent, personne ne s’est jamais trompé, n’a jamais fait preuve d’intolérance, de cruauté ou de stupidité dans sa vie ?


Pour ceux qui ont envie de se faire les dents sur de véritables enflures, allez donc chopper les crevures qui tuent des petites filles par accident ou ceux qui étranglent leur femme avant de déclarer qu’elle était leur oxygène (visiblement, tu n’as pas été le sien, conn*rd…) et laissez les post-ados perdus mûrir. 
Ou discutez avec eux pour les convaincre avec des arguments raisonnés si vous estimez avoir raison.  






jeudi 22 février 2018

Elle est revenue...


Elle est revenue d’entre les morts. Nous pouvons la voir, l’entendre, la toucher. Notre vie de famille reprend dans la maison de pierre qu’a bâtie mon père. Maman est là, avec nous, nous pouvons l’embrasser, la serrer dans nos bras. Elle est là, pâle comme une statue, malade comme de toute éternité, mais présente, vivante, auprès de nous.

Elle est revenue d’entre les morts. Et pourtant… petit à petit, je suis la seule à en avoir conscience. Notre vie de famille part en déliquescence, mon père et mon frère ne perçoivent plus sa présence. Mais moi je peux la voir, je peux l’entendre, je peux la toucher. Je sais qu’elle est revenue.

Pour le prouver à tous, pour lui permettre de rester, car elle partira de nouveau pas si on ne croit pas à son retour, il me faut des anneaux, des anneaux de pouvoir, brillants comme des soleils, grands comme des bracelets. Je dois partir à leur recherche, les trouver et les rapporter le plus vite possible.

Mais mon ventre m’embarrasse, un ventre de femme enceinte qui entrave mes mouvements, me rend lourde et lente dans ma quête. Je tente de me délasser pour mieux reprendre mes recherches par la suite. Je nage, dans notre maison de pierre. Il y a de l’eau à même le sol mais suffisamment profonde pour barboter. Les meubles flottent, statiques, dans le salon, et je nage au-dessus du carrelage noir. Mais je rencontre bientôt des obstacles : bout de bois provenant de la cheminée, amas de poussière s’agglutinant, tout ce que la maison renferme de sale et de misérable vient troubler mon ballet aquatique.

Je me fais une réflexion…

-    -     Je devrais appeler L**** [nom d’une amie chère] pour qu’on aille à la rivière…

Mais je réalise :

-    -    Mais non, nous ne sommes pas en juillet, nous ne pourrons pas nous baigner. Nous sommes en février.

Car dans ce monde maudit le temps s’est arrêté en février. Le soleil luit fort mais il fait froid, la nature s’est éveillée mais elle semble morte. Le temps ne s’écoule plus réellement. Nous sommes prisonniers de ce mois fatal.

Ou bien n’est-ce que moi ? Le monde tourne toujours, les astres n’ont pas arrêté leur course. Les gens poursuivent leur petite vie pendant que je demeure, seule, dans une case du calendrier.

On m’amène voir un psychologue. Je lui explique :

-     -   Elle est revenue d’entre les morts, je peux la voir, je peux l’entendre, je peux la toucher. Je ne suis pas folle.

Il me regarde d’un air contrit. On dirait qu’il a envie de me croire mais je lis le doute sur son visage.

Je continue :

-    -    Elle est revenue d’entre les morts, mais je suis la seule à le savoir. Pourtant, elle est bien là. Je peux la voir, l’entendre, la toucher. Elle est vraiment là.

Je fonds en larmes, la séance ne mène nulle part. Le psychologue, qu’il adhère ou pas à mes propos, ne peut rien pour moi. Je me souviens alors des anneaux de pouvoir et repart à leur recherche.

Je les trouve, le songe ne me dit pas comment, mais je les ai en ma possession et je rejoins ma mère. Elle se trouve dans une gare désaffectée. Une gare au style ancien, des locomotives à charbon gisent çà et là. Un plafond voûté, formé d’une multitude de carreaux de verre, filtre la lumière du jour.

Mon petit chien est sur les genoux de maman, assise par terre. Elle le caresse en lui parlant doucement.

Je me plante devant elle, raide comme un piquet.

-    -      Tu es revenue d’entre les morts, je le sais. Je peux te voir, je peux t’entendre, je peux te toucher. Tu es vraiment là.

Maman arbore alors une moue aussi dubitative que désolée et se couche sur le dos, les mains croisées derrière sa tête, les yeux fixés sur le dôme luminescent.   
Je lui tends alors les anneaux.

Elle les refuse d’une voix triste mais ferme :

-      -   Garde-les, tu vas en avoir besoin pour le bébé.

Je me laisse choir sur le sol froid, à genoux, et la contemple, perdue, hébétée, plus sombre et abattue que jamais. Le reste fut silence.





Deux ans aujourd’hui, tu hantes toujours mes rêves.

lundi 19 février 2018

Haute voltige intellectuelle...

Pour fêter les vacances, trois petites sentences diablement réfléchies...





















Petite variante :




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